Le zoo
On se photographie pour être sûr de vivre. On se faxe. On tchatche. On se fait l’accolade de portable à portable sans oser se toucher. On idolâtre les images et la chair virtuelle. À l’ère de l’ordinateur, les mots-clefs nous enchaînent à l’écran. On ne prend plus son café avec la voisine, on navigue à l’autre bout du monde. D’un clic à l’autre, on met l’âme sous verre. On noie les traces de balle sous le sang virtuel. Chaque vergeture de l’âme s’étale sur face book. On se croit chef d’un royaume, on n’en est que le serf. On se croit Dieu, mais chaque doigt s’agenouille sur le banc d’un clavier. Quelques clics suffisent pour nous faire une cage. Les yeux ouverts sur l’auge des images, on nous dresse comme des animaux électroniques. On est toujours le singe de quelqu’un. U-tunes nous fait chanter en lançant des peanuts. Je me suis évadé en perdant mon mot de passe.
Au bureau, j’utilise la souris de la main droite, mais à la maison, je me sert de la gauche. Aurais-je besoin de mes deux mains pour embrasser le dehors et le dedans ? Je trafique les images, c’est vrai. J’aime leur mensonges et j’aime y ajouter les miens. J’écris sur toutes sortes de claviers. Les uns cliquettent, d’autres sont mœlleux, tous vont à la pêche aux idées mais laissent filer la plupart. Souvent, le soir, à cette heure-ci, je reste devant l’écran, avec le sentiment du devoir accompli : je n’ai absolument plus rien à dire.
Derrière la transparence des écrans se dévoile l’opacité des âmes. Les masques ne tombent pas, ils s’accrochent aux visages de pixels. Mais, au détour d’une agora immatérielle, la surprise ! Un être se dessine plus vrai que vrai, plus amical que la réalité, peut-être même plus aimable à ses propre yeux qu'en réalité.
Tout à l'heure j'avais besoin de la brouette du voisin. Je lui ai téléphoné. Illico il me dit "viens, je ne sais pas où elle est la brouette mais on va la trouver". Je suis sortie de ma bulle, je n'avais pas mis les lacets de mes souliers, des godillots d'hiver. Devant chez lui le voisin arrivait avec sa vieille brouette, celle du pépé. Il y a encore de la glace dedans. Tiens...c'est pour de vrai...
Je suis une chauve-souris, dans l'obscurité je m'invente des mondes où tout le monde à des ailes, membraneuses que sillonent des phalanges hypertrophiées, sauf moi.
je tape avec deux doigts.
les seuls que la scie m'ait laissé.(cat)
J'ai relancé d'un nounours, ça me démangeait un peu...
chaud au coeur de voir les scribulateurs jouer le jeu et répondre à Mélanie !
Mé-la-nie ! Pré-si-dente !
Premier ministre !
Cat , tu me fais peur desfois....
des fois....
Cat est quelqu'un de très intéressant, tout à fait conviviale, mais avec une part d'ombre qui fait un peu peur.
Scribulations
Mais te revoilà !