diner brulant ( sans verbe)
En flammes. Un piège, une soupe, un restaurant, une table au dehors. Tout autour de nous cet étrange. Chaud et moite dans la soupe bouillante. Un poisson de rivière, des hoquets de citron salé, de gingembre, de feuilles épaisses âpres et belles sous ma langue. Fumet des odeurs d’inconnus.
Tes lunettes noires jour et nuit. C’est la nuit. Les moustiques joueurs sous la table et dans les guirlandes colorées, celles des désuets bordels thaïlandais de campagne. Amoureuse stoïque. Esclavagiste de mes pensées sans fond. Perte de pilier. Rébellion du corps. Esprit de miettes, fumée sanguinaire, jaune et orange comme le souper brûlant au milieu de nous. En lieu et place. Ce grand plat aquatique entre nos deux rives. Hypnotique. Chaque soir toi, (à la) même heure, (pris dans le ) même courant, chaud et froid. Soupers d’Asie mouillée. Ah les petites musiques locales ! Stupides chansonnettes, karaoké ridicules, encore ces longs dîners ennuyeux. Etouffante servitude passive et dangereuse. Voyage sans billet de retour.
Comme chaque midi, au bord de la route tes longues mains sur le livre de poche incongru ici. Habitudes d’ailleurs émigré(e)s. L’autre soupe, celle du jour, épicée de poulet rouge sucré et acide, un bol en folie, une minuscule table en plastique sur le trottoir. Près de l’arrêt de bus, toujours le même, toujours le même endroit, toujours la même soupe, toujours la même femme épaisse aux cheveux noirs, ondulés et courts, et son tablier bariolé, et d’un geste, d’un regard, ta place libre. Un prince et son aura silencieuse, tout ça à cause du polar sous ton bras gauche. Tes doigts fins entre les pages, tes bagues, tes mystères et dans ma bouche, encore et encore, ce goût puissant, dévastateur.
(peut-être, pour fluidifier : ) comme un piège, cette soupe dans un restaurant sur une table au dehors.
Pas pour le poulet en hommage : il n'y a pas de marche pas assez haute conduire à la gloire, mais plutôt de te surprendre à servir le poulet du dimanche UN SAMEDI !
Je reviens itou entre deux éternuements !
Je dis oui ! (peut-être une ou deux petites choses dans la ponctuation)
Introduisez-vous avec vos couleurs, si vous voulez
oui la ponctuation....parfois c'est exprès hein ? Mais faut voir
je reviendre plus tard....
très bon exercice en tout cas, merci pour l'idée de reprendre ce texte
j'ai besoin de pratiquer, sur mes trucs perso-perso je fais l'autruche en ce moment. Autruche ? tiens en voilà un animal !
Oui JMD je vois le truc
par contre moi pas trop envie de fluidifier, plutôt un texte avec noeud coulant qui étouffe un peu même dans sa forme. Mais faut que ce soit ( agréablement ?) lisible aussi...alors à suivre...qu'en dites vous ?
Perso, quand j'écris ce genre de truc, je suis (exagérément ?) obnubilé par l'idée qu'au final, le résultat n'ait pas l'air d'un texte dont on aurait juste fait sauté les verbes et qui du coup, apparaitrait comme "à trous". Mais c'est une ligne de conduite strictement personnelle que personne n'est obligée de suivre. Bref, continuons et on verra bien où tout ça nous mênera !
je suis pour fluidifier car en plus je réfléchis comme Mélanie en ce moment et je n'ai pas tout compris...........;
OK, je vois les gars. Bon, je me propose de laisser ce texte au repos
quand j'en aurais écrit d'autres "sans verbe", je viendrai le modifier si besoin, j'aurais plus de recul.
(bon Mélanie, je ne veux pas provoquer ta migraine,va te reposer ma chérie...)
Mets le au congélateur !
Scribulations
lire bientôt, là je vais prendre ma douche et préparer un poulet en hommage à Jimidi !