C'est un jardin
Autre mouture :
Un jardin d'ombres vivantes, vert et secret . Emeraude chatoyante dans la niche jalouse des murs de pierres, de lierres et de liserons. Seuls couleurs : les magnolias, les hortensias et les éblouissantes pivoines, inondation de tâches rouges et blanches sur le vert sombre et les chardons bruns dans les haies vives.
Chaque arbre comme un souvenir.
Dans les bambous, la souche de l'eucalyptus, ce grand arbre au tronc gris cendré, si loin de chez lui. Stèle immobile et muette.
Un jardin du Poitou.
Pour les vacances.
Pour les apéritifs et les repas jusque tard le soir dans le creux du bosquet d’arbres sauvages et de roseaux indomptables. Sous la maison de son ombre.
Langueur du temps.
Quelque part aux pieds d’un vieux pommier, un trésor : une boîte en bois, pleine sûrement de coquillages précieux et de messages secrets. Une trace des jeux d’enfants.
Comme la corde aux branches du laurier : jeux de singes dans la jungle.
Et la cabane de planches vermoulues aux portes de roseaux en tresses maladroites.
Jardin sauvage de mauvaises herbes et de ronces.
Jardin de l’amour du désordre et de l'herbe des champs.
La magie partout, la magie là-bas, dans le territoire de la chouette et des écureuils : la petite forêt de chênes, de châtaigniers, de noyers, et de frênes, au-delà du vieux verger.
Mystérieuse de froissements de feuilles, de craquements de brindilles sèches.
A chaque pas des souvenirs : Un soir d’orage, seule avec les livres, dans un songe de chaise longue. Et l’orage là, tout autour. Sa langue râpeuse sur les cailloux du chemin, le long des haies. Sa langue rêche sur le bois de la barrière. Colère sourde et présage de renversements, de racines bouleversées, entrailles d’arbres morts, brûlure de la foudre. Son œil rouge dans les entailles d’un ciel noir. Roulement de menace âpre. Et puis plus rien. Une lumière blafarde sur l’herbe et les branches des grands arbres, noires, vers les nuages lourds d’une nuit artificielle. L’orage loin, ailleurs, sa dent peut-être sur le hameau d’à côté. Juste le souvenir de son grondement dans l’apaisement lent du soir.
Le lendemain , le jardin sans mémoire et à nouveau, les lauriers aux branches basses et accueillantes, les enfants et les livres, lenteur de l’été. Ignorance du temps.
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Un jardin d'ombres vivantes, " un jardin vert et secret ". Clos de murs de pierres de lierres de liserons. Seuls, les magnolias, les hortensias et les éblouissantes pivoines, tâches rouges et blanches sur le vert sombre. Les chardons et les fougères dans les haies vives, niches pour les ronces les mûres de l'été. Des fougères et des plantes inconnues, fragiles dentelles au côté des immenses feuilles de l'angélique près des buissons bruissants de lavandes.
Chaque arbre comme un souvenir.
Dans les lauriers aux branches basses et accueillantes, les enfants et les livres, lenteur de l’été.
Cachée maintenant par les bambous la souche de l'eucalyptus ce grand arbre au tronc gris cendré mort de la gelée. Si loin de chez lui. Un jardin du Poitou.
Tous les ans, une lutte sévéère contre le gui, menace pour les vieux pommiers. Quelque part aux pieds de l'un d’eux, un trésor : une boîte en bois, pleine sûrement de coquillages précieux et de messages secrets.
En face de la maison, le bosquet d’arbres sauvages et de roseaux indomptables, sous la maison de son ombre, les apéritifs et les repas jusque tard le soir.
Et la petite forêt , au-delà du vieux vergers et des poiriers magiques : Des chênes des châtaigniers, des noyers, des frênes, univers des oiseaux et des écureuils. Mystérieuse de bruissements et de froissements de feuilles.
Jardin sauvage de mauvaises herbes et de ronces.
Jardin de l’amour du désordre et de l'herbe des champs.
Tu m'invite, dis, que j'aille y faire une sieste ? Un quasi sans verbe réussi !
Pouvez-vous me souligner où il reste des verbes ?
je ne vois plus ! Merci : )
C'est ceux que j'ai vus...
(je viens de changer de lunettes !)
merci !
Pas mal mais trop comme une liste, je ne sais pourquoi il me manque une échappée, une surprise émotionnelle plus intense...Je sens une retenue malgré l'abondance de la description...Je te cherche, toi, un peu plus que cela. Je suis exigeante car tes écrits savent faire >>BONG chez moi....
et là c'est petit bong....
M'a fait penser au " gout des pépins de pommes " d'A.Hagena, que j'a bcp aimé.
Tu as raison
Et je bosse je bosse ...
Bientôt sur vos ecran : la version 6 ! ! ! (au moins)
Arrête de dire "je bosse, je bosse.. " ça me met la culpabilité...
qu'à garder les deux, ça colle.
Une autre mouture, dans laquelle il reste peut-être des verbes
y'a de la fièvre dans cette mouture !
j'aimais bien la dernière phrase de la première mouture
( bon je me tais)
elle y est toujours mais plus haut
je la remets à la fin, je l'aime bien aussi : )
ça marche plus pareil
clique sous répondre SOUS le message auquel tu réponds nom de dieu !
ben... chui d'ssous ^o)

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Scribulations
Voilà un jardin plein de charme et déjà quasi sans verbe (comme mon commentaire, finalement. Hi hi !)